Konjac : avis sur ce coupe-faim naturel efficace

Inconditionnelle de diététique et d’alimentation, je ne pouvais passer à côté du konjac, plante star des régimes et autres cures de minceur. J’avais déjà entendu parler des qualités étonnantes de cette racine et j’ai donc voulu tester son utilisation ainsi que ses propriétés coupe-faim. Si son usage se répand actuellement en Europe, le konjac fait partie intégrante de l’alimentation asiatique depuis longtemps déjà. On lui confère également certaines propriétés médicinales notamment anti-cancéreuses.

Alors le konjac, allié minceur miracle ou nouvelle arnaque commerciale ? Vous trouverez mes explications et mon avis sur le sujet ci-après.

Je vous invite également à lire mon classement et comparatif des meilleurs coupe faim.

Vous avez dit konjac ?

la plante de konjacSi vous êtes branché(e) régime, il est difficile de passer à côté du konjac. Les propriétés coupe-faim du konjac sont en effet mises à toutes les sauces. De quoi parle-t-on exactement ?

Tout comme l’agar-agar, le konjac provient du continent asiatique. On trouve notamment cette plante au Japon et en Chine. La racine parfois gigantesque et d’inspiration assez phallique du konjac s’utilise en alimentation. Une sorte de gelée pâteuse est en effet créée à partir du bulbe qu’on appelle le konnyaku. Celui-ci est ensuite transformé sous divers conditionnements que je vous détaillerai ci-après.

Comme indiqué dans l’introduction, les Asiatiques utilisent le konjac pour ses propriétés médicinales. La médecine asiatique considère en effet que la plante a différentes vertus notamment anti-cancéreuses mais cet effet n’est pas reconnu scientifiquement.

Le konjac est également utilisé en Europe comme additif dans de nombreux produits industriels (E425).

Aujourd’hui, la plante connait une popularité grandissante en Europe en particulier pour ses propriétés coupe-faim et sa faible teneur en calories. Elle s’intègre également parfaitement dans un régime sans gluten. Le konjac n’apporte en revanche pas de vitamines et minéraux essentiels à l’organisme. Il doit donc s’utiliser dans le cadre d’une diète équilibrée afin de prendre soin de notre corps et de ne pas engendrer de carences.

Comment ça fonctionne ?

Le konjac est quasiment acalorique. Il contient une fibre soluble, le glucomannane. C’est cette fibre qui est intéressante dans le cadre d’un régime car elle peut absorber jusqu’à 100 fois son volume d’eau. Une fois dans notre estomac, la fibre se gonfle et nous procure dès lors une sensation de satiété. Le glucomannane aide également au transit et le konjac emportera au passage nos toxines et mauvaises graisses, du moins en partie. Voilà donc pour la théorie.

Difficile de ne pas grignoter entre les repas

Quelles sont les précautions à respecter ?

Faites toujours attention à ne pas ingérer du konjac en trop grande quantité. On l’a dit, sa structure fibreuse gonflera dans votre estomac. Si vous en absorbez trop, vous pourrez dès lors ressentir une gêne importante et des ballonnements. Pensez donc à faire attention les premières fois si vous n’êtes pas familier de cet aliment et soyez attentif aux réactions de votre organisme dans les heures qui suivent l’ingestion.

Le konjac sous toutes ses formes.

Vous trouverez le konjac dans le commerce sous différentes formes. Il existe bien entendu sous forme de gélule ce qui permet de faire une cure mais d’autres alternatives sont à votre disposition.

Comme mentionné plus haut, le konjac se présente également sous forme de bloc un peu visqueux qu’on dénomme konnyaku. Le konnyaku est un ingrédient idéal pour concocter des boissons coupe-faim. Le konjac se consomme aussi sous forme de nouilles qu’on appelle shirataki. On trouve d’autres formes de conditionnement tel le gohan qui s’apparente plus au riz. Vous pouvez vous procurez du konjac dans la plupart des supermarchés ou également sur des sites de vente en ligne.

présentation du konnyaku

Quelques idées recettes

Le konjac n’a pas vraiment de goût. Vous serez ne revanche surpris par l’odeur particulière qui se dégage en particulier à l’ouverture des blocs. Pas de panique cependant, cette odeur disparaîtra si vous trempez le konnyaku dans l’eau bouillante. Plus que le goût, c’est la texture qui vous surprendra les premières fois.

Wok asiatique au shirataki

Vous trouverez l’une ou l’autre idée pour réaliser une délicieuse boisson coupe-faim dans notre article sur le sujet.  Les shirataki s’accommodent très bien pour concocter des plats d’inspiration asiatique type wok. Personnellement, je les ai cuisinés avec des légumes cuits vapeur (brocolis et carottes), un oignon, une boite de champignons, de fines lamelles de bœuf marinées dans du soja et un tout petit peu de miel, des graines de chia ainsi que quelques noix de cajou écrasées pour donner un peu de croquant et du gingembre émincé. J’ai fait sauter le wok ave de la sauce d’huître (ne pas en abuser) et du soja. Avant de servir, j’ai rajouté beaucoup de coriandre ciselée car je raffole de cette herbe fraîche. Le plat était délicieux. J’ai pris soin de manger très lentement et me suis contentée d’une portion réduite sans aucun problème.

exemple de plats coupe-faim à base de shirataki

J’en conclus que vous pouvez utiliser le konjac pour remplacer les pâtes et le riz dans beaucoup de vos plats. J’ai également testé  de l’utiliser dans des plats plus européens types pâtes a la bolognaise allégée mais cela m’a fait une impression bizarre. J’imagine cependant que c’est un pli à prendre comme lorsque vous passez aux pâtes san gluten.

Bouillon au konjac

J’ai également réalisé plusieurs essais de bouillon et j’ai adoré notamment un bouillon à la citronnelle et shirataki. Je pense qu’en fonction de vos goûts alimentaires, il est très facile d’intégrer le konjac à vos recettes afin de cuisiner quelque chose qui vous plait mais moins calorique et plus rassasiant que dans sa version originale.

Boissons coupe-faim et snacks sucrés

En revanche, j’ai essayé de réaliser des sortes de petits snacks sucrés avec le konnyaku (les blocs) comme base mais je ne suis pas encore parvenue à la recette magique qui me satisfaisait complètement au niveau gustatif. On a également signalé des cas d’étouffement chez des enfants qui avaient ingurgité des bonbons au konjac. Bref, je ne suis pas certaine de pousser dans cette voie.

Pour ma dernière expérience, j’ai réalisé une boisson coupe-faim à base de konnyaku, citron et fraises qui m’a totalement convaincue.

Mon avis après essai

J’ai bien apprécié la boisson coupe-faim qui m’a effectivement calée pour plusieurs heures tout en apportant des vitamines via les fruits frais. Attention cependant à ne pas abuser de ce genre de boissons qui malgré le côté sain, constitue quand même une source importante de sucre. Je compte d’ailleurs tester très prochainement avec une base plutôt légumes genre céleri.

Comme indiqué plus haut, le plat de shirataki était excellent. Au final, c’est peu différent d’un plat de nouilles traditionnelles. Les épices assaisonnaient parfaitement l’insipide shirataki. J’ai eu un peu de boulot en cuisine donc à refaire, je cuisinerais en plus grande quantité afin de pouvoir garder des portions pour les prochains jours.

Je me suis sentie rassasiée très rapidement et je calais déjà à la moitié de mon assiette (j’avais aussi cuisiné toute l’après-midi donc ça me coupe généralement l’appétit). Pas de fringale nocturne à signaler. Je compte donc bien intégrer les shirataki dans mon régime quotidien afin de limiter mes portions sans efforts.

Et le prix dans tout ça ?

Les shirataki coûtent souvent plus d’1 euros les 100 grammes à l’achat (on tourne vite autour de 3 euros). Bien entendu, le prix dépendra de votre point de vente. Vous pouvez bénéficier de réductions avantageuses en commandant en ligne.

C’est donc nettement plus cher que les pates traditionnelles. Certes, vous serez rassasiés plus rapidement mais il n’empêche qu’il y a un surcoût par rapport à une alimentation classique.

Si vous souhaitez une cure de gélule, le coût oscillera entre 2 et 3 euros par jour. Le fucus offre un meilleur rapport qualité prix même si son effet est moins fulgurant.

Asie, berceau du Konjac

Et donc le konjac, ça fonctionne ?

Au terme de cette expérience, je suis sincèrement d’avis que le konjac peut être un allié de poids (c’est le cas de le dire) si vous souhaitez perdre des kilos ou suivre un régime. Il faudra en revanche ne pas en abuser. En effet, le konjac cale mais n’apporte pas grand chose à l’organisme en termes de minéraux et vitamines. De plus, si vous utilisez de tels aliments en trop grande quantité, cela n’adaptera en rien vos habitudes alimentaires. Votre estomac restera habitué à digérer des quantités importantes de nourriture.

En tous les cas je valide définitivement le konjac pour celle qui ont un (trop) grand appétit et souhaitent atteindre une sensation de satiété plus rapidement.

Bien que n’ayant pas testé personnellement la cure en gélules, j’en ai discuté avec des convaincues qui m’ont indiqué que la cure de konjac leur avait définitivement permis de suivre les règles qu’elles s’étaient imposées de manière plus sereine. Le côté complètement naturel du konjac en a également séduit beaucoup. Attention, naturel ne veut pas dire à consommer sans modération.

C’est donc un grand oui, le konjac fonctionne mais il n’y a malheureusement pas de recette miracle. Si vous voulez garder la ligne durablement, le konjac doit donc être considéré comme un outil parmi d’autres pour mener à bien vos objectifs. Courage et n’hésitez pas à me faire part de vos bons plans ou de votre expérience.